Sécurité industrielle : Retour d’EXpérience sur un projet primordial pour renforcer prévention et culture des risques

Le 25 mars, 50 participants se sont réunis à La Ruche Industrielle pour un Retour d’EXpérience sur la sécurité industrielle. Un sujet clé qui concerne chaque acteur. Sept entreprises adhérentes ont pris part à ce projet : CNR, Haulotte, JTEKT, Fives, Montabert, KNDS et SNCF.
L’objectif ? Améliorer la prévention et renforcer la culture de la sécurité dans l’industrie.
Pourquoi un projet sur la sécurité industrielle ?
Bertrand Félix, Responsable Projets à La Ruche Industrielle, a rappelé cet enjeu fondamental en introduisant ce REX : « La sécurité, c’est la priorité numéro 1 ». Et c’est la CNR (Compagnie nationale du Rhône), dont les 1500 salariés gèrent de très nombreux ouvrages (centrales photovoltaïques, sites industriels et portuaires…), qui a soumis ce projet, stratégique au sein de son activité, au sein des adhérents du collectif Ruche.
Damien Portmann, associé du cabinet Alkemys, a piloté le projet pendant 10 mois pour La Ruche Industrielle. La démarche a commencé par un vaste benchmark, identifiant et comparant les outils existants parmi les entreprises participantes.
Le fruit de ce travail ? 10 fiches outils pragmatiques, qui peuvent être déployées rapidement sur le terrain.
La sécurité : une question de culture
La sécurité n’est pas qu’une affaire de protocoles. C’est avant tout une affaire « d’humains » : les accidents résultent souvent d’habitudes, d’inattentions et d’un manque de vigilance partagée.
L’enjeu est de passer d’une approche réactive à une approche interdépendante, où chaque collaborateur devient acteur de la sécurité de son équipe (modèle de la courbe de Bradley). Cela implique de :
– Remonter toutes les situations à risque, les « presque-accidents », et aussi les bonnes pratiques.
– D’oser intervenir pour protéger ses collègues et soi-même.
– Faire de la prévention un réflexe ancré dans la culture d’entreprise.
Louis Duc, skipper du Vendée Globe 2024-2025 : des parallèles inspirants
Pour illustrer la notion de gestion des risques et de préparation mentale, Louis Duc, skipper engagé sur le Vendée Globe 2024-2025, a partagé son expérience au cours de ce REX. Son expérience repose sur un principe simple : anticiper pour ne pas subir.
Son expérience repose sur des fondamentaux qu’il maîtrise et auxquels il ne dérogent pas :
- Identifier les risques : qu’ils soient humains (fatigue, stress) ou technologiques (pannes, incidents).
- S’entraîner régulièrement : « On ne réinvente rien sous pression, on applique ce qu’on a déjà répété. »
- Imaginer tous les scénarios possibles : en mer comme en usine, la clé est d’être mentalement prêt à gérer une situation critique.
Des apprentissages adaptables en entreprise
L’industrie et la navigation partagent finalement un défi commun : réduire l’incertitude et gérer les risques avant qu’ils ne deviennent des crises. La meilleure stratégie ? Encourager le dialogue sur la sécurité, impliquer les opérationnels dans l’amélioration continue et donner à chacun les moyens d’agir.
Un conseil de Louis Duc ? « Les systèmes de sécurité doivent être pensés par ceux qui les utilisent ».
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